Les situations à risque les plus fréquentes : comment enseigner à réagir ?
Chute et traumatisme : garder calme et ne pas bouger la personne
Si quelqu’un tombe, surtout s’il ne répond plus ou qu’il se plaint du dos ou de la tête : on n’essaie pas de relever, on ne “secoue pas”. On appelle à l’aide, on surveille la respiration, on reste à côté. Le simple fait de ne pas déplacer un enfant après une chute sérieuse, c’est vital (risque de blessure à la colonne vertébrale, source : Croix-Rouge française).
Étouffement : prévenir les mauvais gestes
L’étouffement, c’est rapide. Un enfant doit savoir que : ce n’est pas en donnant à boire ou en mettant un doigt dans la bouche que l’on aide. On court chercher un adulte. Si l’enfant connaît la manœuvre des tapes dans le dos (enseignée dès 8-9 ans dans certains ateliers), il peut le faire si la personne ne parle plus et ne respire plus, mais jamais avant d’avoir prévenu un adulte.
Saignement important : comprimer, ne pas chercher à désinfecter
Saignement qui “coule beaucoup et ne s’arrête pas” : on appuie fort avec un vêtement propre ou un linge (t-shirt, serviette…). Pas besoin de désinfectant ou de pansement fantaisie. Ça, c’est pour plus tard. On veille à rester avec la personne et à continuer à appuyer jusqu’à ce qu’un adulte ou un secours arrive.
Malaise, inconscience, convulsion : ne rien mettre dans la bouche et ne pas donner à boire
C’est instinctif, mais c’est une erreur : parfois, l’adulte autour veut “faire boire du sucre” à un enfant qui tombe, ou “mettre un objet dans la bouche” s’il convulse. On retient au contraire qu’il ne faut rien donner, rien mettre. On reste à côté, on appelle.