Pourquoi on parle de « sur-accident » ?
Quand on travaille, on pense surtout à faire attention pour soi : porter les bons équipements, ranger son espace, vérifier sa posture. Mais il arrive qu’un accident arrive, malgré toutes les précautions prises. Et parfois, c’est en venant en aide à un collègue qu’on s’expose à un risque encore plus grand. C’est ce qu’on appelle un sur-accident.
Le sur-accident, ce n’est pas un mot pour faire peur. C’est juste la réalité : une situation dangereuse, où, parce qu’on veut aider – et c’est naturel – on se retrouve soi-même en danger.
En France, d’après l’Assurance Maladie, plus de 36 000 accidents de travail sont liés à des interventions non maîtrisées chaque année (source : Ameli.fr, 2022). Le sur-accident arrive partout : en usine, dans les bureaux, sur un chantier, même dans la cuisine d’un restaurant.
Ce qu’on ne nous dit pas assez, c’est qu’on peut apprendre à éviter ces sur-accidents. Ce n’est pas une affaire d’experts ou de sauveteurs. Ce sont des réflexes accessibles à tous.