Pourquoi parler du sur-accident : comprendre le vrai risque invisible
On pense souvent, quand on imagine une urgence, au premier accident : un enfant qui chute, une voiture qui percute un vélo, un malaise soudain à la sortie du collège. On oublie que, très régulièrement, l’aide – celle qu’on veut apporter, celle qu’on appellerait tous sans réfléchir – peut, elle aussi, mettre en danger. Les chiffres sont là : selon les enquêtes de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, environ 10 % des blessés sur la route le sont lors d’un “sur-accident” (source : Sécurité routière). C’est-à-dire, quand d’autres accidents surviennent alors que les secours – professionnels ou simples passants – sont déjà présents.
La route, c’est le cas le plus connu. Mais le sur-accident concerne aussi la maison, l’école, le sport… On improvise, on se précipite sans réfléchir, on oublie de protéger la scène, et la première bonne intention tourne à la deuxième urgence.