4. Agir : les gestes à connaître devant les situations les plus fréquentes
Ça paraît parfois impressionnant. Mais, dans la grande majorité des situations, il y a quelques réflexes qui peuvent tout changer, même sans matériel.
Saignement abondant
- Appuyer directement sur la plaie avec un linge propre.
- Allonger la victime, surélever si possible la zone qui saigne (sauf si ça fait trop mal).
- Si le linge est imbibé, en rajouter un autre par-dessus, sans retirer le premier.
Une hémorragie sévère peut provoquer une perte de connaissance en moins de 1 à 2 minutes (INRS). Appuyer, c’est gagner du temps.
Malaise : agir face à une perte de connaissance
- Si la personne ne réagit pas mais respire : placer sur le côté (position latérale de sécurité, PLS).
- Si elle ne respire pas : débuter immédiatement un massage cardiaque (appuyer fort et rapidement au centre de la poitrine).
- Attendre les secours, sans arrêter les gestes si le cœur ne repart pas.
Moins de 7% des Français savent commencer correctement une réanimation cardio-pulmonaire, alors qu’une simple compression thoracique, sans bouche-à-bouche, a déjà permis de sauver beaucoup de vies (Santé Publique France).
Étouffement
- Si la personne parle ou tousse, ne pas intervenir tout de suite et inciter à tousser fort.
- Si plus de son ni de souffle :
- 5 claques fermes dans le dos (entre les omoplates, penchée en avant),
- Puis 5 compressions abdominales (la “manœuvre de Heimlich”).
Un jour, à l’école, une prof a tout simplement conseillé à l’enfant : “Penche-toi, tousse fort, encore !” La bouchée est ressortie et l’histoire s’est bien terminée. Des gestes simples, appris grâce à une affiche dans le réfectoire.
Traumatisme (chute, choc, possible fracture ou entorse)
- Immobiliser la zone blessée avec ce qu’on a sous la main.
- Appliquer du froid (pas directement sur la peau), si besoin.
- Ne pas faire boire ou manger, ne pas bouger la victime si suspicion de colonne.
Pour les enfants, 60% des conséquences graves liées à une chute se jouent dans les 10 premières minutes, le temps que l’on protège et soutienne la zone blessée (Assurance Maladie).
Brûlures
- Refroidir la zone, le plus vite possible : 10 à 15 minutes sous l’eau du robinet (température ambiante).
- Ne rien mettre d’autre (ni beurre, ni dentifrice, ni pansement adhésif).
- Retirer délicatement les vêtements autour, sauf s’ils collent à la peau.
Chaque minute compte : une brûlure refroidie dans la première minute cicatrisera souvent bien mieux (Source : Fédération nationale des sapeurs-pompiers).