Un accident banal, des conséquences parfois imprévisibles
On imagine souvent la “grosse chute”. Celle à vélo sur gravier, l’escalier en colimaçon raté, ou le choc au foot sous la pluie. Mais en réalité, le traumatisme crânien peut survenir dans les situations les plus anodines : une maladresse sur la bordure de la douche, un coup au parc, le coin d’une armoire dans la chambre. Je le vois chaque semaine aux urgences. Personne n’est à l’abri, personne n’est “à risque” plus qu’un autre.
La plupart du temps, la victime se relève. Parfois, elle rigole même. Mais derrière les cheveux, sous le cuir chevelu, le cerveau n’aime pas du tout être secoué. Ce n’est pas pour faire peur. C’est simplement pour rappeler que tout l’enjeu, c’est d’identifier : est-ce que ça va, ou est-ce qu’il faut agir vite ?
Ce qui fait la différence, ce sont les minutes qui suivent la chute. Les gestes que l’on pose. Les signes que l’on repère. C’est justement pour ça que je vous propose aujourd’hui un guide sans fausse complication : que faire quand un proche (enfant, adulte, personne âgée…) vient de tomber ou de recevoir un choc à la tête ?