Pourquoi guider les secours est capital ?
On n’en parle presque jamais, et pourtant, dans l’urgence, chaque minute gagnée compte. Quand un accident se produit – à la maison, dans la rue, à l’école, sur un terrain de sport – le premier réflexe, c’est bien sûr d’appeler les secours. Mais ce qu’on oublie souvent, c’est que leur arrivée rapide ne dépend pas que d'eux. Elle dépend aussi de la personne qui appelle. Et de la façon dont on guide.
C’est fou, mais il y a des situations où les pompiers ou le SAMU mettent plus de temps à trouver la victime qu’à arriver sur les lieux.
Une maison mal signalée. Une porte d’immeuble bloquée. Un mauvais code d’entrée. Une explication floue. Tout ça peut faire perdre de précieuses minutes.
Je me souviens d’une maman paniquée dans un lotissement où toutes les maisons se ressemblaient : son fils avait fait une chute grave. Les pompiers tournaient en rond en voiture parce que la boîte aux lettres était sans numéro. Heureusement, un voisin a fait signe.
Sur un arrêt cardiaque, chaque minute sans massage cardiaque fait diminuer de 10% les chances de survie (Source : Fédération Française de Cardiologie). Sur une grosse hémorragie, c’est parfois une question de deux ou trois minutes.